Marie Taveau Architecte Urbaniste

L’agence d’architecture et d’urbanisme TAU, fondée en 2024, répond aux enjeux actuels de mutation des modes de vie, de changement des modes de faire, dans un contexte de raréfaction des ressources.

L’esprit des lieux et son héritage comme socle fondamental de création

>> Ré-adapter le fait métropolitain. Le rééquilibrage territorial en cours implique un changement de regard sur les métropoles contemporaines, conjuguant ville intense et animée avec une transition écologique devenue incontournable. La densité urbaine est encore trop souvent débattue d’un point de vue quantitatif alors que son acceptabilité nécessite une approche qualitative : plus de nature, plus de services, plus d’équité, plus de confort.

>> Ré-habiter nos villes. Les grands marqueurs du territoire doivent côtoyer le tissu du quotidien, notamment l’habitat, matière première de nos villes. Le retour des activités productives en ville, la lutte contre l’étalement urbain, les besoins en équipements de proximité invitent les acteurs de la ville à défendre une plus grande mixité programmatique en adossée à la production de logements. Il n’existe pas une mais bien de multiples formes urbaines permettant de concilier les vertus de la densité et de la mixité programmatique en faveur de logements de haute qualité d’usage. Tau propose de mener de front recherche morphologique et définition programmatique au service de l’intensité d’usage.

>> Ré-investir les territoires en marge. Friches industrielles, territoires servants, lisières et interstices, ces territoires en marge sont voués à être réinscrits dans une histoire commune de développement urbain pour répondre à l’enjeu de faire la ville sur la ville. Trop souvent mal considérées, ces situations géographiques recèlent pourtant des atouts considérables et constituent autant de leviers au service du projet de redynamisation. Tau s’inscrit dans une démarche de re-découverte de ces territoires en inversant le regard, pour transformer les contraintes en ressources au service d’un projet collectif.   

Une fabrique de la ville résolument solidaire et exploratoire

>> Re-mettre en récit pour un rayonnement plus large. L’inscription d’une intention dans un récit commun est l’une des conditions de réussite d’un projet et de sa pérennité. Au-delà des seules considérations techniques ou réglementaires, la transition écologique et sociale des territoires repose sur une dimension éminemment culturelle, à travers l’histoire, l’imaginaire et l’inconscient d’un territoire pour une meilleure acceptabilité par le vivant humain ou non-humain.  

>> Ré-interroger les logiques d’acteur pour des réponses plus adaptées. Participer au bien commun implique un dialogue constant entre les parties prenantes d’un projet, pour identifier les convergences, débattre des divergences et expliciter les valeurs communes. La solidarité entre territoires passera nécessairement par une gouvernance partagée, dont le projet urbain constitue le premier maillon indispensable à la transition écologique et sociale.

>> Ré-inventer les modes de faire. Le devoir d’exploration doit préexister à toute nouvelle mission dans un contexte de renouvellement du processus créatif, avec agilité et souplesse. Des outils collaboratifs sont mis à profit d’un travail partenarial qui vise d’une part à décloisonner les compétences, d’autre part à identifier les freins et les leviers permettant d’orienter la trajectoire de chaque projet vers un cercle vertueux.